Les noix : des petites mines de nutriments

Malgré leur petite taille, peut importe s’il s’agit d’amandes, de noix de Grenoble, de pistaches, d’arachides, de pacanes, de noix de cajou ou de noix du Brésil, les noix sont riches en gras monoinsaturés et polyinsaturés, ce qui leur attribue un profil nutritionnel des plus intéressants !

Ces types de gras insanoixxturés à longue chaine sont connus pour offrir plusieurs bénéfices sur la santé. Ils offrent entre autres des effets protecteurs contre les maladies cardiovasculaires, notamment en abaissant les niveaux de lipides sanguins, comme les taux de cholestérol LDL (« mauvais cholestérol ») et les triglycérides.
Selon une grande étude d’envergure nommée PREDIMED, il a été observé que la consommation de noix riches en acides gras polyinsaturés, telles les noix de Grenoble, était associée à une diminution du risque cardiovasculaire semblable à celle observée avec la consommation d’huile d’olive, soit de 30%1.De plus, les noix sont également des sources de protéines et de fibres, qui contribuent à garder l’estomac rassasié plus longtemps. D’un autre côté, les noix ne contiennent pas que des gras mais aussi d’autres composés, comme des polyphénols et de la vitamine E, qui leur attribuent encore davantage de bienfaits.

Maintenant que les qualités nutritionnelles des noix sont dévoilées, voici quelques petits trucs pour les intégrer à son alimentation quotidienne :

  • Ajoutez les à vos salades, muffins, biscuits, pains.
  • Ajoutez les à vos céréales ou gruau du matin, à votre yogourt du midi ou du soir.
  • Grignotez en comme collation d’après-midi lorsque vous ressentez un petit creux.
  • Utilisez les hachées en panure pour le poisson ou la volaille.
  • Ajoutez les à vos pâtes, votre riz et même à vos légumes sautés pour en faire un Pad Thai.

Toutefois, étant donné qu’elles sont riches en gras, sachez contrôler les portions ! Une portion correspond à 60 ml (1/4 tasse), donc plutôt que de plonger directement la main dans le sac, préparez une portion séparément. Vous serez davantage en mesure de mieux contrôler la quantité.

Référence :

  1. Estruch R, Ros E, Salas-Salvado J, et al. Primary prevention of cardiovascular disease with a mediterranean diet. N Engl J Med. 2013;368:1279-1290.
  2. Image : http://innovaltech.ca/wp-content/uploads/2011/09/nuts1.jpg
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Qu’est-ce que la nutrition ?

Si je vous dit le mot nutrition, à quoi pensez-vous ? Cuisine, recettes, aliments santé, régime, calories, diète et peut-être aussi protéines, oméga-3, vitamines, minéraux ? Je vous l’accorde, il est vrai que le terme nutrition a le dos large et qu’on l’utilise pour désigner les notions relatives à l’alimentation humaine au sens plus ou moins défini. Dans les journaux, sur internet, sur les emballages des aliments ou à la télévision : la nutrition est partout.

IMG_1441Mais à la base, qu’est-ce que la nutrition ? Au niveau théorique, la nutrition est une science à part entière au même titre que la médecine, la pharmacie ou la biologie. Selon le dictionnaire Larousse en ligne, la nutrition est une science appliquée, au carrefour de plusieurs disciplines scientifiques (biologie, médecine, psychologie), qui permet de comprendre le fonctionnement du corps humain et de proposer des recommandations alimentaires ou médicales visant à maintenir celui-ci en bonne santé.

Avez-vous remarqué qu’on ne fait pas mention de cuisine ni de recettes ? Il est vrai que les aliments sont notre outil de travail, c’est inévitable. Le fait de proposer des recettes et des idées culinaires fait partie du travail d’une/d’un nutritionniste, mais la nutrition ce n’est pas uniquement cela. Par ailleurs, seule une petite partie de la formation universitaire des nutritionnistes est consacrée à la cuisine, la majeure partie étant dédiée à des cours de sciences (biochimie, biologie, physiologie), des cours de gestion et même de psychologie. Ainsi, au terme de 3 années et demi d’études universitaires, un/une nutritionniste en devenir est née. Plusieurs portes sont ouvertes à lui/elle : les hôpitaux, les organismes gouvernementaux et communautaires, les médias ou la recherche sont des exemples.

Par ailleurs, la recherche en nutrition est aussi un secteur qui crée beaucoup d’interrogations. Un jour, un tel journal annonce que tel aliment est néfaste pour la santé et quelques jours ou semaines plus tard, des informations affirment le contraire. Cela porte parfois à confusion. Mais qu’est-ce qui explique ces différences entre les résultats des diverses études ? La nutrition est une science nouvelle, en pleine expansion et les études affluent sur un nombre incroyable de sujets. Étant donné ce contexte d’évolution, il est parfois difficile de tirer des conclusions définitives. De plus, il ne faut pas oublier qu’on étudie l’alimentation des gens. Celle-ci est un ensemble très complexe, puisqu’elle varie énormément de manière individuelle et est influencée par de  nombreux facteurs, entre autres sociaux, économiques et familiaux.

Lors des études cliniques contrôlées, c’est encore plus compliqué. Dans ce genre d’études, tous les aliments et repas sont fournis aux participants pour une certaine période donnée et ce, chaque jour. Imaginez la complexité, l’organisation et les compromis qui doivent être faits : ce sont des êtres humains avec lesquels les chercheurs travaillent, pas des souris ou des lapins ! Bref, ce sont là quelques-uns des facteurs qui arrivent en ligne de compte.

Somme toute, la nutrition est un domaine de la santé en plein essor et qui signifie beaucoup plus que cuisiner ou discuter de calories. Chaque nutritionniste est donc un professionnel de la santé compétent qui doit lui aussi se conformer à un code de la profession comme pour les autres professionnels. En espérant que dorénavant, vous en savez un plus sur ce qu’est la nutrition.